Notre Catalogue
Publier en Open access
On distingue deux voies de diffusion :
- Le dépôt dans une archive ouverte de travaux publiés par ailleurs dans l’édition traditionnelle (Voie verte – Green Open access)
Déposer dans une archive ouverte, dans le respect de l’embargo (à vérifier sur le site Open Policy Finder) préconisé par l’éditeur initial, permet :
– de garantir la pérennité de l’accès au document et la paternité de l’auteur sur un document déposé (horodatage du dépôt),
– d’améliorer la visibilité du chercheur, de la chercheuse, et la citation de ses travaux en lui donnant accès à des services associés (création de son CV, mise à jour automatisée de la liste de ses publications sur sa page personnelle, etc.).
En France, l’archive ouverte pluridisciplinaire HAL (Hyper Articles en Ligne) a été développée par le CCSD (Centre pour la Communication Scientifique Directe), une unité du CNRS, et est au cœur de la mise en œuvre de la politique nationale en faveur du libre accès.
- La publication dans une revue en libre accès (Voie dorée – Gold Open access)
Un certain nombre d’éditeurs de revues à comité de lecture ont adopté le modèle de publication en libre accès total et demandent aux auteurs, pour publier leurs travaux, un financement qui peut être assumé à différents niveaux : institutionnel par l’intermédiaire des laboratoires, ou par l’auteur lui-même. Dans les deux cas, ils réclament le paiement d’APC (Article Processing Charges – Frais de publication d’article), dont les montants oscillent entre 500 et 5 000 euros par article (voir Open APC).
- S’assurer de la fiabilité d’une revue en libre accès
Pour cela, des bases sont à consulter sur Internet :
– Le DOAJ (Directory of Open Access Journals) donne la liste des revues en Open access.
– Open Policy Finder liste les revues adoptant le modèle auteur-payeur et indique pour chacune le montant des APC demandés et la durée de l’embargo à respecter avant dépôt d’un document dans une archive ouverte.
– Mir@bel recense la politique des revues en matière de publication (frais précis, contrat de publication…).
- Éviter les frais inutiles et les déconvenues dommageables : revues « hybrides » et revues « prédatrices »
– Les revues « hybrides » sont nées de la volonté d’acteurs importants du marché de l’édition scientifique de suivre la tendance du libre accès qui pouvait s’avérer très payante en termes d’image, et pas seulement.
Les revues qui ne sont pas en libre accès total sont dites « hybrides » au sens où, accessibles sur abonnement (payés annuellement par les universités), elles demandent également aux auteurs – ou à leurs laboratoires – de payer des APC. Ce modèle économique induit donc pour les établissements d’enseignement supérieur un double coût ; il est fortement déconseillé de souscrire à ces pratiques qui peuvent être difficiles à déceler toutefois.
Si vous avez besoin d’informations sur une revue spécifique, contactez-nous à l’adresse : bu_service-appui-recherche@univ-lr.fr
L’enquête annuelle menée auprès des universités françaises par le consortium Couperin (association d’établissements universitaires et de recherche qui négocie les conditions de vente des publications scientifiques) sur les montants des APC payés par les universités vise justement à déceler une évolution des pratiques qui irait en ce sens. Cette enquête alimente la base Open APC.
– Attention aux revues « prédatrices » !
Certaines entreprises ont vu dans le mouvement du libre accès l’opportunité économique de créer des revues dites « prédatrices », aux pratiques peu conformes à l’intégrité scientifique préconisée dans les milieux universitaires.
Avançant le modèle auteur-payeur sans l’expertise des revues à comité de lecture de la Voie dorée, ces éditeurs peu scrupuleux sollicitent par mail les enseignants-chercheurs et enseignantes-chercheuses pour leur soumettre des articles et/ou les inciter à rejoindre des comités de rédaction ; ils donnent des informations imprécises sur le montant des APC demandés et adoptent un processus d’évaluation et de validation par les pairs anormalement court qui doit attirer l’attention.
Différents outils permettent de s’en prémunir :
– Think. Check. Submit aidera les chercheurs et chercheuses à identifier et éviter ces revues prédatrices.
– Les revues en Open access fiables sont recensées dans le Directory of Open Access Journals (DOAJ).
– Compass to publish (Université de Liège) permet d’évaluer le caractère frauduleux d’une revue en open access
En cas de doute sur une revue, contactez-nous à l’adresse : bu_service-appui-recherche@univ-lr.fr
- Qu’entend-on par accords transformants ?
L’accès ouvert aux publications scientifiques, traduisant la volonté de lever les barrières financières, légales ou techniques aux résultats de la recherche conditionne les négociations entre les éditeurs académiques et les consortiums de bibliothèques de l’Enseignement Supérieur et Recherche (ESR). Ainsi le Consortium Couperin est engagé dans une nouvelle approche auprès des éditeurs consistant à adjoindre aux droits de lecture initiaux des contrats d’abonnements désormais classiques des droits de publications. Si ces droits de publications (frais de publications ou Article Processing Charges (APC), sont la plupart du temps pris en charge par les structures de recherche, ils figurent dans les clauses de contrat proposés par certains éditeurs. On parle alors de transformation pour les revues dont les contenus accessibles uniquement par abonnement, passent par un stade transitoire dit hybride qui associe des articles en libre accès à des articles payants, pour atteindre le statut final de libre accès total de tous leurs contenus. Pour les éditeurs académiques, il s’agit de modifier leur modèle économique en remplaçant leur revenu issu des abonnements par le paiement des frais de publications (ou APC) et/ou les contrats commerciaux avec les établissements.
L’objectif étant, à plus ou moins long terme, d’atteindre le basculement de toutes les revues sous abonnement en revues en accès ouvert. Aujourd’hui ces accords ne sont pas majoritairement transformants et la transition vers l’accès ouvert et immédiat n’est pas la réalité.
- L’accord Wiley (2022-2025)
L’accord signé avec Wiley comprend des droits de publication permettant aux auteurs de correspondance relevant des établissements abonnés, dont La Rochelle Université, de publier sans frais supplémentaires en open access immédiat et sans embargo leurs articles acceptés dans des revues Wiley et Hindawi-Wiley.
Les auteurs de correspondance exercent leurs droits de publication en open access : après l’acceptation de leur article (revues hybrides Wiley); au moment de la soumission (revues Wiley ou Hindawi-Wiley full gold).
Qui peut bénéficier de cet accord ? Un auteur de correspondance employé par La Rochelle Université bénéficie des droits de publication en open access. Un auteur de correspondance non employé mais hébergé par La Rochelle Université peut être considéré comme ayant droit.
- L’accord Cambridge University Press
Pour les années 2024 et 2025, le contrat d’abonnement à la Cambridge Full Journals Collection comprend un volet Publication Open Access. Il s’agit d’un droit de publication illimitée en open access
– dans les revues hybrides et full open access de la Full collection (soit 420 revues) pour les auteurs de correspondance affiliés à La Rochelle Université.
Les auteurs ont le choix de la licence CC-BY (CC BY, CC BY-NC, CC BY-NC-SA ou CC BY-NC-ND). Les types d’articles éligibles pour publier en OA sont : les Research articles, les Review articles, les Brief reports, les Case reports et les Rapid communications.
- La licence nationale Elsevier
Le Consortium Couperin a négocié une licence nationale avec l’éditeur Elsevier sous la forme d’un accord global de lecture et publication en accès ouvert. La Rochelle Université, comme l’ensemble des établissements à mission d’enseignement supérieur et de recherche, bénéficie de cet accord pour la période 2024-2027.
La licence comporte trois volets :
– Le droit de lecture concerne l’accès aux revues du bouquet Freedom Collection : plus de 2000 titres dont les quatre titres du Lancet et la Bibliothèque Médicale Française
– Le droit d’archivage sécurise l’accès perpétuel sur le contenu souscrit sur la plate-forme d’archivage national PANIST, en autorise la fouille de textes.
– Le droit de publication ouvre un accès immédiat sans frais pour les auteurs et autrices de correspondance des membres de l’accord, dans une liste de près de 2500 titres éligibles
- L’accord Association for Computing Machinery (ACM)
Il couvre les années 2024 à 2026, comprend un droit de lecture pour l’ensemble de la Digital library et un droit de publication. La Rochelle Université fait partie des 25 établissements membres de cet accord.Le droit de publication : il s’agit d’une publication en accès ouvert sans frais et illimité dans les revues de la Digital Library ainsi que dans les conférences d’ACM. Attention, les ebooks ne font pas partie de l’accord. Pour bénéficier de ce droit de publication, les auteurs et autrices de correspondances devront :
– saisir l’adresse mail institutionnelle (@univ-lr.fr) afin d’être reconnu.es dans le Workflow d’ACM comme membres d’un établissement signataire.
– utiliser l’option par défaut « Institutionnaly Paid Open Access » qui donne une licence non-exclusive à ACM pour publier l’article ou la conférence.
La licence CC BY, proposée par défaut, est recommandée par Couperin cependant les auteurs et autrices ont aussi le choix des licences CC-BY dérivées (CC BY-NC, CC BY-ND, CC BY-NC-SA, ou CC BY-NC-ND, CC BY- SA).
- Dépôt dans une archive ouverte :
Il est recommandé aux auteurs et aux autrices souhaitant publier en accès ouvert de préférer la licence CC-BY, conforme aux recommandations de l’ANR.
Les articles publiés en accès ouvert immédiat au titre de ces accords peuvent être déposés dans leur version finale éditeur (VoR ou post-print) dans une archive ouverte, par exemple dans HAL.
- Liste de l’ensemble des revues éligibles à ces quatre accords : ACM, CUP, Elsevier, Wiley
Pour tous compléments d’informations : bu_service-appui-recherche@univ-lr.fr